* rétablissement de la typo Infini
* ajout de la nouvelle (antidatée) La Queue de poisson * mise en couleur des titres dans les résumés * mise à jour de la page d'accueil
This commit is contained in:
BIN
content/Recueils/En français simple/Coach/pdf/Le_Coach.epub
Normal file
BIN
content/Recueils/En français simple/Coach/pdf/Le_Coach.epub
Normal file
Binary file not shown.
BIN
content/Recueils/En français simple/Coach/pdf/Le_Coach.pdf
Normal file
BIN
content/Recueils/En français simple/Coach/pdf/Le_Coach.pdf
Normal file
Binary file not shown.
@@ -5,4 +5,4 @@ menu:
|
||||
main:
|
||||
parent: "Les recueils"
|
||||
---
|
||||
|
||||
Textes en français simple.
|
||||
|
||||
@@ -42,7 +42,7 @@ Tout est gris et vert, une longueur de zinc, comme un quai vide de Recouvrance,
|
||||
|
||||
Les bancs, les tables, les tabourets semblent sortir des planches, il y a partout des caches pour le souffleur du théâtre-proverbe. Le bois est entendeur, absorbeur, meubleur d'emblée, il connaît la chanson et renvoie les hommes à ce qu'ils sont : des personnages, des gens qui vont à la cave sortir une bouteille, la posent, la boivent, des bouche-trous, des remplaçables – bien que nous pensions à des gens précis.
|
||||
|
||||
Des guerres, des Glorieuses, des révolutions auraient laissé passer des couleurs : ciment tiède, formica moderne, métal-usé, le brun du charbon, le bleu-blanc d'un paquet de cigarettes, la noire usure de la cire.Des livres traîneraient, oui, sûrement il en traînerait.
|
||||
Des guerres, des Glorieuses, des révolutions auraient laissé passer des couleurs : ciment tiède, formica moderne, métal-usé, le brun du charbon, le bleu-blanc d'un paquet de cigarettes, la noire usure de la cire. Des livres traîneraient, oui, sûrement il en traînerait.
|
||||
|
||||
***
|
||||
|
||||
|
||||
70
content/Recueils/Nouvelles/2024-08-22_La-queue-de-poisson.md
Normal file
70
content/Recueils/Nouvelles/2024-08-22_La-queue-de-poisson.md
Normal file
@@ -0,0 +1,70 @@
|
||||
---
|
||||
title: La Queue de poisson
|
||||
date: 2024-08-22
|
||||
keywords:
|
||||
- rechampir
|
||||
- raysday
|
||||
author: Yves Picard
|
||||
---
|
||||
|
||||
> Ce corridor secret où, sans acharnement mais sans compromission, guette la démence. (Juan José Saer, « Les Nuages »)
|
||||
|
||||
Le vendredi je mange du poisson parce que je travaille. La cantine respecte cet axiome sacré du monde ancien que le poisson se met au menu le vendredi. On me livre dans ma « cabine » un plateau à quatorze heures, après le service au réfectoire. Car quand je travaille, je ne dois pas quitter mon poste, même pour manger. Je dois renseigner les visiteurs, les guider vers l'un des musées du Naturéum (archéologie, monnaie, beaux-arts, botanique, géologie, zoologie) et, de manière plus générale, veiller sur l'immense hall du palais de Rumine. Celui-là même à Lausanne place Riponne, sa lourde porte en bois et ferroneries, ses toits en tuiles, son fronton VNIVERSITE · MVSEES · BIBLIOTHEQVES et ses colonnes au lion de saint Marc.
|
||||
|
||||
Malgré son presque siècle (il date de 1909), le Palais reste la fierté de la ville et le Naturéum celle de l'Université. On vient y voir la collection de papillons de Nabokov ou l'herbier de Rosalie de Constant. Dans le hall où je travaille, la thalassosphère, réplique du prototype du bathyscaphe, est suspendue et elle invite tous les visiteurs au voyage et à la Science. Le Palais est aussi le rendez-vous des étudiants amoureux, la destination bruyante des sorties de classe et, grâce à sa fraicheur, la halte préférée des voyageurs de commerce. Depuis un an cependant, ce n'est plus pareil, le musée est moins fréquenté le vendredi. Phénomène curieux, ce jour-là les visiteurs entrent dans le hall mais soudain ils hésitent, ils font les cent pas et ils repartent. Pourquoi précisément le vendredi ? On ne sait pas. La direction déclare prendre au sérieux ce problème. Les collègues syndiqués disent qu'il s'agit plutôt du caprice d'une clientèle qui change, qui devient riche et hautaine. Bientôt prédisent-ils, tous les jours de la semaine seront des vendredis au Naturéum. Je ne sais pas trop.
|
||||
|
||||
Mais de ce fait, depuis un an, le vendredi est tranquille pour moi. Alors j'ai ma routine : j'ouvre mon cahier à une nouvelle page et écrit en tête : « Le défi RB » suivi du numéro de la semaine en cours. Aujourd'hui, j'ai écrit en toutes lettres *Le défi Ray Bradbury, numéro 52*. J'avoue être un peu impressionné, ressentir de l'inquiétude mais être délicieusement aiguillonné par l'enjeu : si le Grand Maître a dit vrai – qu'il est impossible d'écrire 52 nouvelles de mauvaise qualité en 52 semaines –, je vais écrire aujourd'hui la meilleure nouvelle que j'ai jamais écrite, tant les 51 précédentes sont déplorables. Il suffit pour se convaincre de cela de feuilleter mon cahier et, sans aller plus loin, lister les titres désolants de mes tentatives d'écriture : *La Maison sans fantôme* (du sous-Hitchcock), *Le Rire du mort*, *Passerelle interdite*, *Un casque sans oreille*, *L'Épée fabuleuse de Môn Hilgrif* (une de mes premières nouvelles héroïques), *Les sagas ont aussi un début* (essai de comique terrypratchetien dans les brouillards de l'Islande), *Ne te souviens de rien et surtout pas de ça* (inspiré de Wietzel), etc. Ou encore : *Meurtres en neuf lettres* où je démontre les cinq développements possibles d'une énigme policière, *Désolante Madeleine*, ma trilogie de space opéra *À bord de l'Épouvante* et ses épisodes *Les Sept Lunes de la planète 1 000*, *Le Noblon, croiseur interstellaire*, *Lorsque je surfais sur l'aube*. Ma toute première nouvelle s'intitulait *Nucléaire mon ami*, elle racontait l'histoire d'une Casio F-91W qui gagne des pouvoirs au poignet de son héroïne et l'entraine à sauver Tokyo d'un tremblement de terre. Et enfin vendredi dernier *Mema le Maléfique et ses cinq frères démons*.
|
||||
|
||||
Je précise qu'évidemment, *je n'ai pas fait exprès* de mal écrire mes bonnes idées – au mieux – ou d'écrire correctement mes mauvais scénarios – cas les plus fréquents.
|
||||
|
||||
Et attention, m'avertis-je : la règle du Maître ne dit pas que cette nouvelle sera un succès, qu'elle sera publiée et qu'elle plaira. Non, la prédiction est que cette nouvelle-ci sera de bonne qualité. C'est déjà beaucoup et je me sens ce matin comme le héro d'un destin d'avance victorieux mais dont les épreuves n'en restent pas moins réelles et encore à accomplir. Par superstition, je saute la ligne sur laquelle j'écrirai plus tard le titre, lorsque la chute de mon histoire sera certaine. Je progresse, je prends confiance : et si j'allais donner raison à Mr Big Ray ?
|
||||
|
||||
J'en étais là de mes réflexions lorsqu'on frappa à la porte. J'en fus surpris : dissimulée en dessous de la thalassosphère à l'aide de faux écrous et d'une grossière serrure à clapet, cette porte n'était qu'une porte de service pour le nettoyage de nuit. Seul un judas permettait de trahir la présence de quelqu'un. Qu'on frappât à *cette porte-là* n'avait donc aucun sens. Comme je n'y voyais rien de la cabine, je décidai de ne pas y accorder plus d'attention qu'un bref appel à l'agent de sécurité. Tout en décrivant brièvement la question à Vincent, mon regard errait sur les rondeurs de la thalassosphère, cette machine propre à toutes les aventures des fonds inconnus. Il me semblait que la sphère marine n'avait pas tout raconté de ses prodigieuses visions du monde inacessible, visions dont cet œilleton minable ne pourrait jamais témoigner !
|
||||
|
||||
Je continuai : D'immenses hippocampes passaient devant mon hublot, indifférents à mon exploit. Là, des dizaines de requins lamniformes tournaient en rond. Plus loin, ou plus bas je ne sais plus, de souples raies glissaient sur les courants chauds. Je devinais à leur comportement que c'étaient elles les véritables gardiennes des profondeurs. Je les suivi promptement et, avec vitesse, nous rejoignimes le lagon de l'immense volcan du Nord. Les pieds dans une eau pure d'un bleu sans égal, le manteau de ce Vésuve des glaces était recouvert de neiges différentes tissant un manteau jusqu'à sa royale tête fumante. Crâne hautain d'où parfois une braise vive s'échappait en sifflant, bientôt domptée en une lueur rougeâtre.
|
||||
|
||||
Je m'exclamai : Dieu ! J'avais reconnu un des fils de Mema, Fura le Volcanoïde ! Regarde-moi !
|
||||
|
||||
Il gronda une réponse formidable, le sol trembla. De la lave orange bavait du sommet alors que du cratère jaillit une flamme purpurine. Vincent et un autre membre de l'équipage crièrent d'effroi mais déjà mon attention était attirée ailleurs. C'était au ciel que la prochaine bataille serait livrée ! Une nuée de ptérodactyles, aquilins et noueux, se mit à tournoyer dans les espaces laissés libres par les hampes de vapeur brûlante jaillissant dans l'atmosphère. Ils poussaient des cris horribles, l'un choissisait une direction, l'autre choisissait l'opposée alors que des plus fous parmi eux brouillaient toute logique et brisaient toute tentative d'organisation de la part de leurs congénères sains. C'était la danse des démons. Il nous fallait pourtant, à nous l'épopée humaine, trouver un chemin vers ces étoiles qui déjà scintillaient au delà de ce bal d'apocalypse. Je décidai de ne m'interesser qu'aux deux plus féroces de ces dinosaures volants. Ils étaient chacun comme un œil de l'immense monstre Volcanoïde et pourtant ils formaient ensemble un regard fou qui menaçait notre pauvre vaisseau. Je criai à l'équipage de se disperser en hâte de long des bras de l'atoll. Puis je fis passer le mot de concentrer sur ces ptérodactyles tout ce qui pouvait reflèter la lumière. Je couru à la thalassosphère et manœuvrai les miroirs et les spots destinés aux profondeurs vers ces abymes du ciel noircis des courses de ces oiseaux styxiens.
|
||||
|
||||
Ils partirent enfin et les autres eurent tôt fait de les suivre en hurlant. Nous respirames.
|
||||
|
||||
Alors que la nuit reprenait son empire immémorial sur la Terre et nos vies, j'ordonnai un tour de veille et me retirai dans ma cellule. Loin du bruit, du brouhaha et des interpellations sans importance, je songeai à notre avenir immédiat. Face à un hublot taillé d'une énorme pièce, j'étais le capitaine Némo contemplant les abysses mais c'étaient les galaxies que je tutoyais alors, y devinant entr'elles notre destinée proche. La Prescience, la Sagesse et la Prudence étaient mes guides hiératiques, j'étais sûr de moi. L'on tenta de me distraire mais je tenu bon. La réalité importune se dispersa peu à peu alors que l'aube approchait. J'avais pris un rapide repas, sans plaisir tant mes pensées assaillaient sans cesse. Mais mon corps était nourri, je délaissai le reste.
|
||||
|
||||
Il était temps de retrouver les légendes et se mesurer à elles ! Seul face désormais à ce que j'appelai, faute de vocabulaire savant, les Confins du Sodium vivant, ou bien l'Entrée dans le Réel Valable, peut-être celui-là même connu dans des temps anciens sous le nom de Contrées de la Lointaine Royauté, je pacifiai l'espace. Les astres et les lignes du temps rejoignirent leur place de toujours et les pauvres êtres terrestres qui m'accompagnaient encore se tinrent cois et pour dit.
|
||||
|
||||
Il y eut un long et éternel moment de calme céleste. Enfin les Soleils s'alignèrent lentement ! Ils étaient résignés. Alors je parus en une magnificence impériale.
|
||||
|
||||
Mon visage pâlit légèrement cependant car il me sembla tout de même que la lumière de tous ces corps flamboyants était d'une force inattendue, incroyable et sans limite connue. Je m'écriai encore : Dieu ! Que me veut-on donc ? Qui est cet ultime adversaire, commandeur des galaxies, maitre de Mema et ses fils démoniaques ?
|
||||
|
||||
J'étais découragé. Le désabusement me saisit soudain et je craignis à ce moment de ne pas pouvoir malgré toutes mes forces aller à la bonne destination du point final de ma Quête. Je me rabrouai alors de ma torpeur : Allons !, qu'est-elle cette quête sans y bander toutes tes forces ? N'es-tu point au bout de l'ultime effort alors que l'heure passe vite pendant ce temps dans le monde commun ? Je me jetai dans les vieux grimoires et je ne tardai pas à identifier mon adversaire : c'était Zema One, le Maître des ondes, accompagnés de ses terribles Vénoménons.
|
||||
|
||||
Mon corps peu à peu se mit à ressentir les vibrations telluriques des systèmes solaires embarquées dans une étrange synchronisation. C'était incroyable. En même temps, un vent cosmique se fit entendre et lui aussi ondulait. Peu à peu, alors que je voyais bien les soleils se désaligner sans en pouvoir mais, je me laissais submergé par ces sensations. J'étais soudainement sensible aux pulsations et aux débits célestes. Mon cerveau baignait dans ce flux bienfaisant à la fois sonore et vibratoire et je réalisai alors qu'il se passait quelque chose quand bien même le reste de mon corps refusait de bouger. J'étais hypnotisé par les oreilles. Tous les signaux et toutes les ondes rejoignaient inéluctablement mon cerveau et le vrillaient en une jouissance infernale. J'étais heureux, immobile, terrassé. J'étais prisonnier de Zema One et de son Éther !
|
||||
|
||||
Les soleils explosèrent lentement en une myriade de flamèches pourpres et les Vénoménons apparurent. L'alignement sidéral cédait la place à un fil de matière sombre tendu comme un rayon laser. L'explosion finale était proche. Mes yeux étaient remplis de lueurs psychadéliques, elles mouvaient et me fascinaient. Cependant, je distinguai un coin d'insatisfaction dans mon bonheur factice et je me concentrai de toutes mes forces vers ce trou salvateur.
|
||||
|
||||
– Nous ne sommes pas seuls au monde, il y a le Fluide vivace !, m'écriai-je. Cette seule pensée fit vaciller Zema One qui concentrait son énergie à entretenir le spectacle de fumée dans mon regard crédule.
|
||||
|
||||
Oui !, lui criai-je : il existe des êtres emplis de foi et de volonté qui maintiennent notre Vallée de Larmes au-dessus du flot de la désespérance générale. Humains des légendes, âmes oubliées et humbles forces de l'Histoire, ils sont là pour qui les appelle avec sincérité. Une foule de ces Êtres, concentrant une masse considérable de Fluide est de nature à lutter contre Zema One. Êtres, je vous convoque à ce moment, aidez-moi !
|
||||
|
||||
Et ces Êtres se sont levés, et ces Êtres ont crié, ces Êtres ont levé les bras et comme une force souveraine ils ont émis un torrent impétueux de Fluide et ont exigé d'un seul geste ma libération ! Les Vénoménons, ces forces maléfiques déguisées en soleils, s'éteignaient un à un. Ils jetaient encore des éclairs orange qui sitôt émis se figeaient en une gelée grise et flasque. Les masques solaires tombaient, dévoilant des dents carriées, des œils borgnes et des barbes tordues : les suppôts de Zema One quittaient la lutte. J'étais libre.
|
||||
|
||||
– Je suis libre !
|
||||
|
||||
La dernière course fut mémorable. Nous poursuivions Zema One et je dois dire que la fierté de voir ces gens héroïques était grande. Cela redoubla mon ardeur et, passant devant l'équipage de la thalassosphère au complet, je me ruai plein d'espérance vers l'immense porte cosmique par laquelle s'échappai Zema One. Némo, je devais à ces braves de me surpasser. Je bondis, effrayant et formidable. Zema One partit dans un cri, repoussant en un vain effort de me ralentir un vantail colossal dont je me saisi. Je clenchai la serrure vigoureusement derrière lui ! (Comment disposais-je de la magie nécessaire à la condamnation éternelle de ce Portique de l'enfer ? Qu'importe, jamais il ne reviendrait, jamais plus il n'offenserait la quiétude du monde !) L'immense sonnerie de la Victoire retentit pour moi à l'heure dite, alors que des clameurs envahissaient le champs de bataille.
|
||||
|
||||
– Hourra ! Je me retournai face aux Êtres humains rassemblés derrière moi.
|
||||
|
||||
Vincent me regarde, je ne comprends pas ce qu'il dit. Madame la conservatrice est béate. Le directeur technique compulse sa montre à quartz. Il est dix-huit heures recta et j'ai fermé le musée.
|
||||
|
||||
J'apprends alors le début d'incendie, l'intervention des pompiers, la prise d'otage et l'assaut militaire et enfin l'évacuation du musée à laquelle j'ai contribué de façon, affirme-t-on, décisive. On me félicite, on évoque la médaille : je réponds que je ne sais pas trop. On se serre les mains, on s'embrasse, quel vendredi ! Le directeur parle de champagne et de prime générale.
|
||||
|
||||
Je reviens prendre mes affaires dans ma cabane, mes habits, mes passes et mon badge. Je n'ai pas lâché mon cahier, il est froissé dans ma main crispée. J'enfile tout de même ma veste. Comme d'habitude, je remporte mon plateau-repas à la cantine. Je tremble, je pose dessus mon cahier pour affermir ma prise. Le cahier est encore ouvert à la page d'aujourd'hui. Je remarque que je n'ai terminé ni ma nouvelle – à laquelle il manque sa morale – ni mon poisson – auquel il subsiste la queue.
|
||||
|
||||
Je ne sais donc pas si monsieur Bradbury avait raison... Il faut que je relise mon cahier.
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
@@ -5,4 +5,4 @@ menu:
|
||||
main:
|
||||
parent: "Les recueils"
|
||||
---
|
||||
|
||||
Des nouvelles écrites au fil du temps et des occasions.
|
||||
|
||||
@@ -5,4 +5,4 @@ menu:
|
||||
main:
|
||||
parent: "Les recueils"
|
||||
---
|
||||
|
||||
Poésies et paroles de chansons en français.
|
||||
|
||||
@@ -1,392 +0,0 @@
|
||||
---
|
||||
title: Saynettes d'un couple que je ne connais pas
|
||||
date: 2021-02-14
|
||||
---
|
||||
|
||||
Le couple du titre de la pièce est composé du public et du personnage Ondine. Celui-ci est incarné par les acteurs et actrices sauf un ou une qui incarne Aldébaran. Aldébaran joue l'auteur de la pièce.
|
||||
|
||||
Aldébaran et Ondine ont des moments d'improvisation notés *Improv.* . L'idéal serait que ces moments soient donnés au Public avec émotion. Il est possible de pimenter la pièce par des mots support à l'improvisation suggérés par le Public (billets ou pancartes, pré-écrits ou laissés au bon vouloir). À certains moments, les acteurs peuvent brandir des pancarte incitant le Public à dire du texte.
|
||||
|
||||
# Début
|
||||
Une Ondine est sur le bord de la scène. Aldébaran semble chercher quelque chose. Ondine ignore. Ondine regarde ailleurs. Puis Ondine s'intéresse. Ondine hésite et regarde jardin puis cour. Suit un moment Aldébaran en le mimant et stoppe en regarde enfin Public.
|
||||
|
||||
# Rencontrons-nous
|
||||
|
||||
Ondine (*face à Public*) : On se connaît ?
|
||||
|
||||
Aldébaran: Peut-être ...
|
||||
|
||||
Ondine : On s'aime ?
|
||||
|
||||
Aldébaran: Je ne sais pas. C'est possible. Mais je crois que non.
|
||||
|
||||
Ondine : Et alors ? Et alors ?
|
||||
|
||||
(*Ondine sollicite le Public. En vain.*)
|
||||
|
||||
Aldébaran: Et pourtant ?
|
||||
|
||||
Ondine (*théâtrale*) : Et pourtant !
|
||||
|
||||
Aldébaran : Oui, c'est ça. Et pourtant : rencontrons-nous.
|
||||
|
||||
Ondine (*regarde A, puis reviens vers Public.*) : OK. Rencontrons-nous, rencontrons-nous !
|
||||
|
||||
Aldébaran : Rencontrons-nous.
|
||||
|
||||
(*Il esquisse une danse. Ondine le suit vaguement.*)
|
||||
|
||||
Une autre Ondine (*arrive, regarde A, puis reviens vers Public.*) : OK !... Mais à combien ?
|
||||
|
||||
Aldébaran (*interloqué*) : Comment ça *à combien* ?
|
||||
|
||||
Ondine (*regarde A*) : Ben oui, combien ? Tu crois que je fais ça à combien ?
|
||||
|
||||
Aldébaran (*regarde le Public, écarte les bras*) : Combien ? Mais qu'est-ce que c'est comme question ?
|
||||
|
||||
Une autre Ondine : Pour ce genre de relation, c'est une bonne question, oui.
|
||||
|
||||
Aldébaran : Attendez, attendez... Pour quel genre de relation ?
|
||||
|
||||
Ondine : Ben enfin voyez-vous... Celle-ci (*Clin d’œil, Ondine désigne successivement lui, A et le public*.)
|
||||
|
||||
Une autre Ondine (*regarde le Public attentivement, l'air de compter des sous*) : Bon, moi ça me va. Allons, rencontrons-nous... Allons, rencontrons-nous !
|
||||
|
||||
Aldébaran : Oui, bon... Faisons connaissance, toi et moi ?
|
||||
|
||||
Encore une autre Ondine : Vous ne seriez pas du genre radin, vous ?
|
||||
|
||||
Aldébaran : Non, je vous assure. Le moins possible.
|
||||
|
||||
Ondine : Le moins possible ?
|
||||
|
||||
Aldébaran : Plus nous sommes nombreux, mieux je me porte. Je vous assure !
|
||||
|
||||
Ondine : Plus vous êtes nombreux, mieux je me porte ? ... Vous ne seriez pas une espèce de pervers ?
|
||||
|
||||
Aldébaran : Non, je vous l'ai dit, le moins possible !
|
||||
|
||||
Ondine : D'accord...
|
||||
|
||||
Une autre Ondine : Parlez-moi.
|
||||
|
||||
Ondine : Parlez-moi.
|
||||
|
||||
Une autre Ondine : Parlez-nous.
|
||||
|
||||
Aldébaran (*sollicitant le public*) : Oui, parlons-nous, parlons-nous !
|
||||
|
||||
# Parlons-nous
|
||||
|
||||
Encore une autre Ondine : De quoi parlons-nous ? Oui, nous parlons de quoi ? (*regardant Aldébaran*) De vous ?
|
||||
|
||||
Aldébaran : Oui mais combien êtes-vous, alors ?
|
||||
|
||||
Ondine : Ben combien qu'il est bête !
|
||||
|
||||
Aldébaran : Non, je ne suis pas bête.
|
||||
|
||||
Ondine : Ah, vous êtes combien, vous, alors ?
|
||||
|
||||
Aldébaran : je suis seul...
|
||||
|
||||
Ondine : Ben vous êtes bête, c'est bien ce que je disais.
|
||||
|
||||
Une autre Ondine : C'est bien ce que je disais.
|
||||
|
||||
(*Silence. Ondine esquisse des mouvements*)
|
||||
|
||||
Aldébaran : Ça vous allait pourtant tout à l'heure... Vous avez dit oui je crois. Je vous proposais de parler.
|
||||
|
||||
Ondine : Oui !
|
||||
|
||||
Aldébaran : Et maintenant voulez-vous toujours ?
|
||||
|
||||
Ondine : Oui !
|
||||
|
||||
Aldébaran (à Public) : Et maintenant voulez-vous toujours ?
|
||||
|
||||
Ondine : Oui, d'accord. Mais de parler de quoi ?
|
||||
|
||||
Aldébaran : Ben, de parler, voilà : allez-y ! (*Il désigne alternativement Ondine et le Public*)
|
||||
|
||||
Ondine : Oui mais comment ?
|
||||
|
||||
Aldébaran : Comment ça comment ? Vous revoilà à compter les combien et à commenter les comment ! Et pourquoi pas les pourquoi ? Les pourqui comment et les là où je ne sais quoi !
|
||||
|
||||
(*Silence. Ondine le regarde et se tourne interrogative vers le Public.*)
|
||||
|
||||
Aldébaran (*il répète scolairement*, *articulant*) : Pourquoi pas les pourquoi ? Les pourqui comment et les là où je ne sais quoi ! : Il faut que ce soit moi qui vous dise quoi dire ?
|
||||
|
||||
Une Ondine : Oh la là ! Il se fâche !
|
||||
|
||||
Aldébaran : Il faut que ce soit moi qui vous dise que nous nous parlons ?
|
||||
|
||||
Ondine : Ben gros bêta oui !
|
||||
|
||||
Une autre Ondine : Ben oui, faut qu'on se parle, quoi !
|
||||
|
||||
Encore une autre Ondine : Parce que là on se dit rien peut-être ? On ne se parle plus, on ne se comprend plus, on ne communique pas ?
|
||||
|
||||
Ondine : Nous brassons de l'air ?
|
||||
|
||||
|
||||
(*Les Ondines font des gestes de sémaphore. Il les répète tant que le public ne le suit pas. Puis il suggère. L Quand le public imite A, Ondine imite le public et suit ostensiblement quelques personnes du Public.*)
|
||||
|
||||
Aldébaran (*tout en continuant ces gestes*) : Ah... Ah.... Oh....
|
||||
|
||||
Ondine (*répétant les onomatopées du Public.*) : Ah... Ah... Oh....
|
||||
|
||||
(*Aldébaran et Ondine conduisent à une espèce d'orgasme commun.*)
|
||||
|
||||
Ondine et le Public : Aimons-nous ! Aimons-nous ! Aimons-nous !
|
||||
|
||||
# Aimons-nous
|
||||
|
||||
Ondine et le Public : Aimons-nous ! Aimons-nous ! Aimons-nous !
|
||||
|
||||
(*Après un temps.*)
|
||||
|
||||
Aldébaran : Et bien moi je ne vous aime pas ! Je ne vous aime pas ! Je ne vous aime pas !
|
||||
|
||||
(*Silence.*)
|
||||
|
||||
Aldébaran (*s'adressant au Public*) : Na ! (*Et il tire la langue.*)
|
||||
|
||||
(*s'adressant ensuite à une Ondine*) :
|
||||
|
||||
Aldébaran : et vous, je ne sais pas.
|
||||
|
||||
Ondine : Allons, allons mon biquet : te voilà fâché... Aimons-nous, veux-tu ? Aimons-nous...
|
||||
|
||||
(*Aldébaran reste froid.*)
|
||||
|
||||
|
||||
Ondine : Oui, aimons-nous encore, aimons-nous toujours, aimons-nous tous les deux jusqu'à la fin des toujours ! Jusqu'à la fin des toujours, jusqu'à la fin des vécurent des jours heureux, jusqu'à la fin des...
|
||||
|
||||
Aldébaran : il était une fois ?
|
||||
|
||||
Ondine (*interloqué*) : une fois de quoi ?
|
||||
|
||||
Aldébaran : Jusqu'à la fin des il était une fois ! Vous étiez bien partie pour ne rien dire alors, tant qu'à faire, autant clore à la définitive : Il était une fucking bonne fois pour toute !
|
||||
|
||||
Ondine (*choqué, se retourne vers le Public*) : ... Mais, enfin... (*Ondine sollicite le Public*) : mais enfin.
|
||||
|
||||
(*Ondine est vide mais tente de répéter*) : Mais enfin...
|
||||
|
||||
(Une autre Ondine) : oui, l'amour. Celui qui vient, celui qui va. Celui des Capulet et des Montaigu. Le fidèle et le vache, le..., la...
|
||||
|
||||
Aldébaran : Ah ! ... Ah ! Ondine manque de mots, Ondine veut aimer mais Ondine manque de mots ! Ben oui, Ondine manque de mots.
|
||||
|
||||
(*Ondine est désemparé. Mais Ondine sollicite le Public*) : Ben Ondine manque de mots, non ! Ondine ne manque pas de mots ! Des mots, il y en a plein partout ! Là, ici, de ce côté, là-bas, juste ici : des mots ! Des mots ! Partout des mots ! Des mots, des mots, des mots !
|
||||
|
||||
Ondine et le Public : Des mots, des mots, des mots !
|
||||
|
||||
Aldébaran (*calmant le jeu*) : des mots, des mots... des mots d'amour, oui, des mots d'amour... De l'atmosphère, oui, de l'atmosphère... Qu'est-ce vous croyez, que c'est facile ?
|
||||
|
||||
(*Silence*.)
|
||||
|
||||
Aldébaran : Que c'est facile des jolis mots d'atmosphère ? Que c'est valentin de causer valentine ? Que c'est que d'l'amour que d'causer d'amour ?
|
||||
|
||||
(*Silence*)
|
||||
|
||||
Aldébaran (*s'adressant à On*) : Hein ? Hein ?
|
||||
|
||||
(*Ondine, prenant le Public à partie avec des gestes*) : Non !
|
||||
|
||||
Aldébaran : Alors aimons-nous comme les étoiles dans la nuit. Elles se clignent de l'œil, elles s'allument, elles font de jolies formes que les hommes et les femmes aiment découvrir le soir. Alors, aimons-nous ! Comme la rosée recouvre tendrement au petit matin le bourgeon de la rose ou la tendre pelouse. Inventons les formes inédites de la vie comme s'amusent à le faire là-haut les soleils et les trous noirs.
|
||||
|
||||
(*Ondine, prenant le Public à partie avec des gestes*) : Oui !
|
||||
|
||||
Aldébaran : Ce n'est pas si facile !
|
||||
|
||||
(*Ondine, prenant le Public à partie avec des gestes*) : Non !
|
||||
|
||||
Aldébaran : Ben oui !
|
||||
|
||||
(*Ondine, prenant le Public à partie avec des gestes*) : Non !
|
||||
|
||||
Aldébaran : Avec des mots, il faut en plus faire des phrases.
|
||||
|
||||
|
||||
(*Ondine, prenant le Public à partie avec des gestes*) : Oui ! Non ! Oui ! (*Et ainsi de suite jusqu'à ce que*)
|
||||
|
||||
Une autre Ondine : Aimons-nous ! J'adore déjà tout ce que tu vas me dire. Je jouis déjà de ces mots dans ma bouche.
|
||||
|
||||
Aldébaran : ...euh, oui ? Hé bien : souhaitez vous être heureux ? Pour toujours ? Le jurez vous ?
|
||||
|
||||
Ondine (*avec le Public*) : Oui ! Non !
|
||||
|
||||
Aldébaran : Même si des phrases sont difficiles à entendre ? Voulez vous partager, vivre ensemble tout cela ?
|
||||
|
||||
Aldébaran : Marions-les, marions-les !
|
||||
|
||||
Ondine (*avec le Public*) : Oui ! EUH ! Oui !
|
||||
|
||||
Aldébaran : Hi, han ! Hi-han !
|
||||
|
||||
Ondine (*avec le Public*) : Hi han, hi han !
|
||||
|
||||
Aldébaran : Publions les bans ! Publions les bans !
|
||||
|
||||
Ondine (*avec le Public*) : Les bans, les bans !
|
||||
|
||||
# Nous sommes marié·es
|
||||
|
||||
*On mime des trucs de mariage sur scène. Puis.*
|
||||
|
||||
Ondine : Ah, que c'est bon !
|
||||
|
||||
Aldébaran : Oh oui, c'est bon !
|
||||
|
||||
Ondine (à Public) : Ah, que c'est bon !
|
||||
|
||||
Aldébaran (à Ondine): Oh oui, c'est bon !
|
||||
|
||||
Ondine (à Public) : Ah, nous sommes mariés
|
||||
|
||||
Aldébaran (à une autre Ondine) : Oh oui, nous sommes mariés.
|
||||
|
||||
Ondine : Ah ?
|
||||
|
||||
Aldébaran (à Public) : ah oui, *vous* êtes mariés...
|
||||
|
||||
|
||||
Une Ondine : Vous, vous êtes le témoin.
|
||||
|
||||
Aldébaran : Le témoin, le maire, le curé...
|
||||
|
||||
Ondine : Le témoin, le maire, le curé... La fête est finie si je comprend bien !
|
||||
|
||||
Une autre Ondine : Vous nous laissez tranquilles alors, hein ?
|
||||
|
||||
Encore une autre Ondine : Comme qui dirait qu'on aurait notre nuit de noces maintenant. ...
|
||||
|
||||
*Aldébaran s'efface dans le fond du décor.*
|
||||
|
||||
|
||||
Ondine (à Public) : Ah, nous sommes mariés... oui, bon.
|
||||
|
||||
Une autre Ondine : Et que se dit on, alors ?
|
||||
|
||||
Ondine : hé bien, tu ne sais pas ? Tu ne sais pas comment ça se passe une nuit de noces, une nuit d'amour au théâtre ?
|
||||
|
||||
(*Les Ondines parlent alternativement.*)
|
||||
|
||||
-- Bien sûr !
|
||||
|
||||
-- Alors raconte !
|
||||
|
||||
--. ..
|
||||
|
||||
-- Bravache !
|
||||
|
||||
-- Peut-être qu'ils savent, eux ?
|
||||
|
||||
--. ..
|
||||
|
||||
-- Bravaches !
|
||||
|
||||
-- Ignorants !
|
||||
|
||||
ETC.
|
||||
|
||||
|
||||
Ondine : ah, tu vois ! Je le savais ! Ma maman m'avait bien dit !
|
||||
|
||||
(*Les Ondines laisse le public interagir mais prennent peu à peu la conversation à leur compte*.)
|
||||
|
||||
Ondine : hé bien tu n'en sais rien !
|
||||
|
||||
Une autre : Comment ça je n'en sais rien ? Tu es gonflé !
|
||||
|
||||
Ondine: ah, je suis gonflée, ah je suis gonflée, mais c'est toi qui me gonfle !
|
||||
|
||||
Une autre : Mais bien sûr, mais bien sûr que je te gonfle, je suis justement là pour ça !
|
||||
|
||||
Ondine : Mais pas du tout ! Nous sommes mariés je te le rappelle ! Nous ne sommes en aucun cas censés nous gonfler, ni d'ici ni de par là ! Mais enfin à la fin, vas-tu te décider ?
|
||||
|
||||
Autre Ondine : Me décider à quoi ?
|
||||
|
||||
Ondine : Hé bien, à dire quelque chose !
|
||||
|
||||
Une autre Ondine : Ah mais ! Es-tu jamais capable de me faire autre chose qu'une scène ?
|
||||
|
||||
Ondine : Mais, je ne te fais pas une scène ! C'est toi qui répète tout ce que je dis !
|
||||
|
||||
Autre Ondine : Mais pas du tout, c'est toi qui répète. Moi, je dis ce qui est écrit.
|
||||
|
||||
Ondine : écrit quoi, écrit où ?
|
||||
|
||||
Autre Ondine : écrit dans les écritures pardi !
|
||||
|
||||
Ondine : Alors, si c'est écrit, aime-moi... Dis moi des choses tendres. Dis moi des choses sur mes yeux. Tu les aimes mes yeux ?
|
||||
|
||||
Une autre Ondine : Tu les aimes mes jambes ?
|
||||
|
||||
Ondine (à Public) : Tu les aime mes cheveux ? Ne sommes-nous pas mariés après tout ?
|
||||
|
||||
Autre Ondine : Mais lui ?
|
||||
|
||||
Ondine : ah, ben, il fallait y penser avant.
|
||||
|
||||
(*Silence.*)
|
||||
|
||||
Aldébaran (*s'avançant*) : c'est à dire que... Je ne leur ai pas demandé leur avis....
|
||||
|
||||
Ondine (*s'adressant au Public*) : Non ? (*-- NON !*)
|
||||
|
||||
# Infidèles
|
||||
|
||||
Ondine (*s'adressant au Public*) : Non ? (*-- NON !*)
|
||||
|
||||
Ondine (*s'adressant à A*) : ils ne sont pas d'accord.
|
||||
|
||||
Aldébaran : Zut ! Je m'en doutais un peu...
|
||||
|
||||
Ondine : En même temps, faut les comprendre.
|
||||
|
||||
Aldébaran : Les comprendre ?
|
||||
|
||||
Ondine : Oui, fait un effort.
|
||||
|
||||
Aldébaran : Tu te trompes.
|
||||
|
||||
Ondine : Moi, me tromper ? Ce n'est juste pas possible : c'est eux que tu peux tromper, pas moi !
|
||||
|
||||
Aldébaran : Comment tu causes... Nous sommes mariés et voilà que tu songes déjà à des mensonges.... Écoute, j'ai déjà fait un énorme pas, un énorme effort. Voudrais-tu bien m'aider ?
|
||||
|
||||
Ondine : T'aider ? Mais à quoi donc ?
|
||||
|
||||
Aldébaran : Hé bien, me comprendre, moi, un peu.
|
||||
|
||||
Ondine : Et pourquoi ça ?
|
||||
|
||||
Aldébaran : Ne suis-je pas le pont entre toi et eux ?
|
||||
|
||||
Ondine (*regardant le Public*) : oui... (*Encourageant le Public*) : Oui !
|
||||
|
||||
Aldébaran : Un pont n'est-il pas une façon de relier une rive l'autre et l'autre rive l'une ?
|
||||
|
||||
Ondine (*regardant le Public*) : oui... (*Encourageant le Public*) : Oui !
|
||||
|
||||
Ondine et le Public (*vers A*) : Oui !
|
||||
|
||||
Aldébaran (*triomphant*) : Oui ?
|
||||
|
||||
Ondine et le Public (*vers A*) : Oui !
|
||||
|
||||
Aldébaran (*éclatant de suffisance*) : Yes ! Yes !
|
||||
|
||||
Ondine et le Public (*vers A*) : Yes ! Yes !
|
||||
|
||||
(*Brouhaha*. *Aldébaran se dirige vers le fonds de la scène.*)
|
||||
|
||||
|
||||
# Quittons-nous
|
||||
|
||||
Ondine (et tous ceux qui ont joué un rôle) : Quittons-nous désormais.
|
||||
|
||||
Aldébaran (*ne comprenant pas*).
|
||||
|
||||
Ondine : Quittons-nous désormais !
|
||||
@@ -1,21 +0,0 @@
|
||||
---
|
||||
title: notes pour *Le Coach* au théâtre
|
||||
date: 2022-09-04
|
||||
keywords:
|
||||
- théâtre
|
||||
- rechampir
|
||||
- coach
|
||||
---
|
||||
|
||||
# Personnages
|
||||
* Maxime Poirier, coach professionnel (2 acteurs ?)
|
||||
* madame Lebrâme (et éventuellement son mari)
|
||||
* Yasmine …
|
||||
* Mademoiselle Narcis
|
||||
* Gildas Méchécoulis, maire de Fougères
|
||||
* Le gendarme Guilloux
|
||||
* Monsieur le Président de la République
|
||||
|
||||
|
||||
La scène a dans le 1er acte deux espaces : Le Coach est enfermé dans la cellule du camion, le dimanche. L'autre espace sert à vivre en flash-back ses souvenirs de la semaine.
|
||||
Dans le 2e acte, la scène représente la salle du banquet présidentiel.
|
||||
@@ -5,3 +5,4 @@ menu:
|
||||
main:
|
||||
parent: "Les recueils"
|
||||
---
|
||||
Mes essais pour la scène.
|
||||
@@ -9,13 +9,13 @@ weight: 20
|
||||
where="Autour de Rennes, des Horizons à Tihouït."
|
||||
when="2010–2013" >}}
|
||||
<em>Tina, la fille de monsieur Marc, décide de franchir la barrière symbolique de la rocade.
|
||||
Maghlout, lui, tourne déjà autour de Rennes.</em>
|
||||
Maghlout, lui, tourne déjà sur les terre-pleins autour de Rennes.</em>
|
||||
{{< /resume-entry >}}
|
||||
|
||||
{{< resume-entry what="Les Petits-enfants de madame Perón racontés à elle-même"
|
||||
where="Nanowrimo 2015. De Berméo à Saint-Malo. *Via* Paris."
|
||||
when="2015-2021" >}}
|
||||
<em>Madame Perón Fernandez demande à un ex-journaliste de lui raconter la vie de ses petits-enfants qu'elle n'a pas connus.</em>
|
||||
<em>Madame Perón Fernandez demande à un journaliste d'enquêter et de lui raconter la vie de ses petits-enfants qu'elle ne connait pas.</em>
|
||||
{{< /resume-entry >}}
|
||||
|
||||
{{< resume-entry what="La Justice apparente"
|
||||
@@ -41,8 +41,15 @@ when="20e siècle" >}}
|
||||
{{< /resume-entry >}}
|
||||
|
||||
## Nouvelles
|
||||
|
||||
{{< resume-entry what="La Queue de poisson"
|
||||
where="Au palais de Rumine à Lausanne et dans les Confins du Sodium vivant"
|
||||
when="début 21e siècle" >}}
|
||||
<em>Le narrateur s'apprête à écrire la 52<sup>e</sup> nouvelle de son Défi Ray Bradbury. Puisque les 51 précédentes sont déplorables, celle-ci ne pourra qu'être de bonne qualité.</em> #raysdays24
|
||||
{{< /resume-entry >}}
|
||||
|
||||
{{< resume-entry what="L'épuisement"
|
||||
where="Vancouver & sur l'Internet."
|
||||
where="À Vancouver & sur l'Internet."
|
||||
when="2021-2022" >}}
|
||||
<em>Chase Cooper, le héro à succès de l'auteur Boonie Larose s'apprête à vivre ses dernières aventures, traqué par ses fans sur l'Internet.</em>
|
||||
{{< /resume-entry >}}
|
||||
@@ -60,13 +67,13 @@ when="2015-2021" >}}
|
||||
{{< /resume-entry >}}
|
||||
|
||||
{{< resume-entry what="La vitrine éclatée"
|
||||
where="Afrique coloniale française."
|
||||
where="En Afrique coloniale française."
|
||||
when="2015-2021" >}}
|
||||
<em>… ou comment monsieur Bazeilles, libraire à Braza aux temps des Indépendances, fit son entrée dans la littérature.</em>
|
||||
{{< /resume-entry >}}
|
||||
|
||||
{{< resume-entry what="Tuer le père"
|
||||
where="Nantes"
|
||||
where="À Nantes"
|
||||
when="2015-2021" >}}
|
||||
<em>En prison, le père écrit à sa fille Daniela (oui, celle des Elmer).</em>
|
||||
{{< /resume-entry >}}
|
||||
|
||||
@@ -21,9 +21,9 @@ weight: 5
|
||||
|
||||
### Au générique
|
||||
|
||||
Le site est créé grâce à Hugo, [https://gohugo.io/](https://gohugo.io/), à partir du thème Notrack [https://github.com/gevhaz/hugo-theme-notrack](https://github.com/gevhaz/hugo-theme-notrack)
|
||||
Le site est créé grâce à Hugo, [https://gohugo.io/](https://gohugo.io/), à partir du thème Notrack [https://github.com/gevhaz/hugo-theme-notrack](https://github.com/gevhaz/hugo-theme-notrack). Cette page d'accueil obtient un score de 82 sur 100 à l'index d'empreinte environnementale [https://www.ecoindex.fr/](https://www.ecoindex.fr/) et se charge en moins d'une seconde.
|
||||
|
||||
La typo du titre et des menus est de l'Infini, heureuse initiative [http://www.cnap.graphismeenfrance.fr/infini/](http://www.cnap.graphismeenfrance.fr/infini/). La titraille est en Ubuntu et le texte en FreeSerif.
|
||||
La typo du titre et des menus est de l'Infini, heureuse initiative [https://www.cnap.fr/sites/infini/](https://www.cnap.fr/sites/infini/) (CC-BY-ND Infini, Sandrine Nugue / CNAP). La titraille est en Ubuntu et le texte en FreeSerif.
|
||||
|
||||
Merci à Mistral Oz pour son aide bienveillante ;) [https://www.lewebenplus.net/](https://www.lewebenplus.net/) ainsi qu'à Vincent (in)Génieux et Florent Le Saout :) [https://www.astrolabe.coop/](https://www.astrolabe.coop/).
|
||||
|
||||
|
||||
Reference in New Issue
Block a user