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Théâtre avec les Saynettes.
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2022-08-08 11:52:58 +02:00
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@@ -4,7 +4,9 @@ date: 2021-08-17
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UN CERTAIN NOMBRE DE TRACASSERIES MAIS AUSSI DE SATISFACTIONS EN RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE SALOMBIE <!-- UN CERTAIN NOMBRE DE TRACASSERIES MAIS AUSSI DE SATISFACTIONS EN RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE SALOMBIE -->
Mesdames et messieurs,
J'ai une seule fois séjourné en Salombie, à l'époque courte, heureusement où celle-ci s'était érigée en République populaire sous l'impulsion du camarade Garcia-S&oacute;. J'y allais pour une lecture littéraire internationale avec dans ma valise des feuillets de Kavvadias, de Ferlinghetti et de Carpentier. De Cuba, je pris l'avion vers Bahia. J'arrivai à Novas Portas par un train de nuit. Disons que sur mille tracasseries que j'aillais connaître durant mon séjour, ce simple voyage de nuit ferroviaire en avait consommé déjà deux cents contrôles tatillons et répétés, toilettes défaillantes, voisins fort désagréablement ignorants et cahots bruyants : je n'en dirai pas plus. J'ai une seule fois séjourné en Salombie, à l'époque courte, heureusement où celle-ci s'était érigée en République populaire sous l'impulsion du camarade Garcia-S&oacute;. J'y allais pour une lecture littéraire internationale avec dans ma valise des feuillets de Kavvadias, de Ferlinghetti et de Carpentier. De Cuba, je pris l'avion vers Bahia. J'arrivai à Novas Portas par un train de nuit. Disons que sur mille tracasseries que j'aillais connaître durant mon séjour, ce simple voyage de nuit ferroviaire en avait consommé déjà deux cents contrôles tatillons et répétés, toilettes défaillantes, voisins fort désagréablement ignorants et cahots bruyants : je n'en dirai pas plus.
@@ -94,7 +96,7 @@ Les habitants étaient plus nombreux maintenant et ils applaudissaient lavanc
Écoutez ces gens, me dit Echaleas en me donnant pour mon retour une de ses valises en remplacement de la mienne perdue à la Maison, ils ne sont pas loin de nous remercier des nuits dangoisse que nous provoquons ! Mettre en branle lÉtat, ça leur plaît, nimporte comment. Écoutez ces gens, me dit Echaleas en me donnant pour mon retour une de ses valises en remplacement de la mienne perdue à la Maison, ils ne sont pas loin de nous remercier des nuits dangoisse que nous provoquons ! Mettre en branle lÉtat, ça leur plaît, nimporte comment.
Je mis bien évidemment cette scène et ces paroles au crédit de mes satisfactions salombiennes. Je neus plus loccasion de retourner à Novas Portas ni de revoir ces braves gens. Mais je suis heureux davoir écrit le souvenir de cette Salombie-là et de ses héros. Je retiens cette scène, mesdames et messieurs, au crédit de mes satisfactions salombiennes. Je neus plus loccasion de retourner à Novas Portas ni de revoir ces braves gens. Mais je suis heureux de vous avoir exprimé ces souvenirs. Je crois que certaines amitiés nous sont rêvées et qu'elles nous laisse une *nostalgie heureuse*. Je fus l'ami fortuit de cette Salombie-là et de ses héros.
Yves Picard, Yves Picard,
nuit du 17 août, 18-20 août 2021. nuit du 17 août, 18-20 août 2021.

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@@ -5,7 +5,7 @@ Célébrer le scooter, chanter du rock'n'roll. Se mettre propre, sur soi, se sap
*Bon sang*... Je n'ai aucun mal à mettre des mots durs sur tout ça. À l'époque, avec les copains, j'aurais déjà cogné sur le clapet d'un mec qui se serait permis d'en dire la moitié. Un peu de sang collait bien à notre image, on trouvait. Sauf à Paris quand on y montait rêver aux bécanes, claquer nos thunes dans les blousons et de la fringue, baver aux disques d'import. Là, nous rasions les murs : nous étions des minets pour les cats de Paname, fallait faire gaffe aux rencontres. Aller à Londres, ça c'était le rêve. Avant le paradis, un jour, d'aller en Amérique ! *Bon sang*... Je n'ai aucun mal à mettre des mots durs sur tout ça. À l'époque, avec les copains, j'aurais déjà cogné sur le clapet d'un mec qui se serait permis d'en dire la moitié. Un peu de sang collait bien à notre image, on trouvait. Sauf à Paris quand on y montait rêver aux bécanes, claquer nos thunes dans les blousons et de la fringue, baver aux disques d'import. Là, nous rasions les murs : nous étions des minets pour les cats de Paname, fallait faire gaffe aux rencontres. Aller à Londres, ça c'était le rêve. Avant le paradis, un jour, d'aller en Amérique !
J'irai jamais en Amérique. J'irai pas au paradis. J'ai trop croisé de putes dans ma vie pour me laisser une chance sauf toi mon ange. J'ai trop croisé de fils de putes et moi je croyais qu'au rock'n'roll, enfin je croyais que ce qu'il disait était vrai. Juste et vrai. Je le crois encore mais autour de moi tout le monde triche. On truque le monde et on truque le rock'n'roll, c'est pareil. Oui, c'est pareil ! Ne pas respecter une illusion, alors que le monde n'est qu'une vaste blague triste, c'est pas *straight*, c'est pas recta. Bon, en même temps, c'est comme ça, faut s'y faire. Enfin, j'aurais pu ou dû m'y faire, hein ? Mais non. J'irai jamais en Amérique. J'irai pas au paradis. J'ai trop croisé de putes dans ma vie pour me laisser une chance sauf toi mon ange. J'ai trop croisé de fils de putes et moi je ne croyais qu'au rock'n'roll, enfin je croyais que ce qu'il disait était vrai. Juste et vrai. Je le crois encore mais autour de moi tout le monde triche. On truque le monde et on truque le rock'n'roll, c'est pareil. Oui, c'est pareil ! Ne pas respecter une illusion, alors que le monde n'est qu'une vaste blague triste, c'est pas *straight*, c'est pas recta. Bon, en même temps, c'est comme ça, faut s'y faire. Enfin, j'aurais pu ou dû m'y faire, hein ? Mais non.
Maintenant je t'écris, ma fille. C'est possible que ce soit la dernière fois, mon ange. J'écume, j'ai la gorge sèche, tout m'est refusé. À part crever. Là, à l'infirmerie et ça n'est pas la *Saint James*, je t'assure. Bon, c'est comme ça comme je te disais, mais cette fois il faut que je m'y fasse. Vraiment. Maintenant je t'écris, ma fille. C'est possible que ce soit la dernière fois, mon ange. J'écume, j'ai la gorge sèche, tout m'est refusé. À part crever. Là, à l'infirmerie et ça n'est pas la *Saint James*, je t'assure. Bon, c'est comme ça comme je te disais, mais cette fois il faut que je m'y fasse. Vraiment.
@@ -28,9 +28,9 @@ J'ai pas tout compris, c'était tard le soir et j'étais naze. Il faut comprendr
J'espère que tu as d'autres chansons encore à passer à la radio. Ou que tu prépares un nouveau disque. Avec ces musiciens j'espère. Parce que tu sais, en musique, faut être fidèle à ses musiciens, à ses copains, à sa bande. Il faut créer son monde. L'imposer aux autres cons. Que ça n'ait pas marché pour moi, ce n'est pas une preuve. Il faut aller de l'avant. Rappelle-toi, toujours droit devant. Comme le rock'n'roll. Aller vite. J'espère que tu as d'autres chansons encore à passer à la radio. Ou que tu prépares un nouveau disque. Avec ces musiciens j'espère. Parce que tu sais, en musique, faut être fidèle à ses musiciens, à ses copains, à sa bande. Il faut créer son monde. L'imposer aux autres cons. Que ça n'ait pas marché pour moi, ce n'est pas une preuve. Il faut aller de l'avant. Rappelle-toi, toujours droit devant. Comme le rock'n'roll. Aller vite.
Ta mère elle courait. Je n'ai même jamais su me tenir à sa hauteur. Elle a fait tout très vite, m'avoir, t'avoir, s'avoir et les avoir tous en fin de compte ses crédit-débiteurs. Moi je ne lui en veux aucunement, note-le bien. Elle était sur la route, tu vois ?, et j'y étais aussi. Tu y est née, c'est le destin. On nait toujours sur une certaine route. Aux carrefours, on bifurque, on fait des rencontres, on *pactise*. Après on jouit et on finit tous à Memphis à ce qu'il parait. Ou dans le désert, parmi les pelles mécaniques comme dit un autre chanson. Moi je serai bientôt avec Elvis. Je souhaite que ce soit pareil pour toi. Ta mère elle courait. Je n'ai même jamais su me tenir à sa hauteur. Elle a fait tout très vite, m'avoir, t'avoir, s'avoir et les avoir tous en fin de compte ses crédit-débiteurs. Moi je ne lui en veux aucunement, note-le bien. Elle était sur la route, tu vois ?, et j'y étais aussi. Tu y est née, c'est le destin. On nait toujours sur une certaine route. Aux carrefours, on bifurque, on fait des rencontres, on *pactise*. Après on jouit et on finit tous à Memphis à ce qu'il parait. Ou dans le désert, parmi les pelles mécaniques comme dit une autre chanson. Moi je serai bientôt avec Elvis. Je souhaite que ce soit pareil pour toi.
Bon, Daniela, voilà que je chiale. C'est con, mais... Ce n'est pas ça l'important, Daniela l'important c'est que le rock'n'roll est romantique. Voilà, c'est dit. C'est écrit même. Je le comprend là, maintenant, je ne sais pas trop pourquoi. Mais si ça doit être ma dernière parole, hé bien je suis volontaire Bon, Daniela, voilà que je chiale. C'est con, mais... Ce n'est pas ça l'important, Daniela l'important c'est que le rock'n'roll est romantique. Voilà, c'est dit. C'est écrit même. Je le comprend là, maintenant, je ne sais pas trop pourquoi. Mais si ça doit être ma dernière parole, hé bien je suis volontaire,
*Be romantic, Daniela*. *Be romantic, Daniela*.
@@ -38,4 +38,3 @@ Ton père.
{{<image float="center" width="20em" frame="true" caption="Couverture du recueil *Bonnes Nouvelles*" src="images/9782376540250.png">}} {{<image float="center" width="20em" frame="true" caption="Couverture du recueil *Bonnes Nouvelles*" src="images/9782376540250.png">}}

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@@ -33,6 +33,18 @@ when="20e siècle" >}}
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## Nouvelles ## Nouvelles
{{< resume-entry what="L'épuisement"
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<em>Chase Cooper, le héro à succès de l'auteur Boonie Larose s'apprête à vivre ses dernières aventures, traqué par ses fans sur l'Internet.</em>
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<em>J'a une seule fois séjourné en Salombie, à l'époque courte, heureusement où celle-ci s'était érigée en République populaire sous l'impulsion du camarade Garcia-S&oacute;.</em>
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{{< resume-entry what="Le caisson clos" {{< resume-entry what="Le caisson clos"
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@@ -1,116 +1,137 @@
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title: Saynettes d'un couple que je ne connais pas title: Saynettes d'un couple que je ne connais pas
date: 2021-02-14 date: 2021-02-14
draft: true
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Le couple du titre de la pièce est composé du public et du personnage Ondine. Celui-ci est incarné par les acteurs et actrices sauf un ou une qui incarne Aldébaran. Aldébaran joue l'auteur de la pièce.
Aldébaran et Ondine ont des moments d'improvisation notés *Improv.* . L'idéal serait que ces moments soient donnés au Public avec émotion. Il est possible de pimenter la pièce par des mots support à l'improvisation suggérés par le Public (billets ou pancartes, pré-écrits ou laissés au bon vouloir). À certains moments, les acteurs peuvent brandir des pancarte incitant le Public à dire du texte.
> 2 personnages ou plus sont sur scène. L'un ou l'une (qui pourra varier au fil des scènes) incarne une moitié du couple, notée Ondine (arbitrairement du genre masculin). L'autre est appelé·e Aldébaran comme l'Auteur. L'autre personne du couple du titre de la pièce est le Public : l'idéal serait que ce soit le seul personnage stable de la pièce. # Début
> Une Ondine est sur le bord de la scène. Aldébaran semble chercher quelque chose. Ondine ignore. Ondine regarde ailleurs. Puis Ondine s'intéresse. Ondine hésite et regarde jardin puis cour. Suit un moment Aldébaran en le mimant et stoppe en regarde enfin Public.
> Aldébaran et Ondine ont des moments d'improvisation notés *Improv.* . L'idéal serait que ces moments soient donnés au Public avec émotion. Il est possible de pimenter la pièce par des mots support à l'improvisation suggérés par le Public (billets ou pancartes, pré-écrits ou laissés au bon vouloir).
>
> Ondine est sur le bord de la scène. Aldébaran regarde Ondine une fois, deux fois, trois fois. Ondine ignore. Ondine regarde ailleurs. Puis Ondine s'intéresse. Ondine hésite et regarde jardin puis cour. Puis se retourne vers le fond puis regarde face à Public.
# Rencontrons-nous # Rencontrons-nous
Ondine (*face à Public*) : On se connaît ? Ondine (*face à Public*) : On se connaît ?
Aldébaran: Non... Aldébaran: Peut-être ...
Ondine : On s'aime ? Ondine : On s'aime ?
Aldébaran: Je ne sais pas encore... Aldébaran: Je ne sais pas. C'est possible. Mais je crois que non.
Ondine : Et alors ? Ondine : Et alors ? Et alors ?
(*Ondine sollicite le Public.*) (*Ondine sollicite le Public. En vain.*)
Aldébaran: Et pourtant ? Aldébaran: Et pourtant ?
Ondine (*théâtral*) : Et pourtant ? Ondine (*théâtrale*) : Et pourtant !
Aldébaran : Oui, c'est ça : Rencontrons-nous ! Rencontrons-nous ! Aldébaran : Oui, c'est ça. Et pourtant : rencontrons-nous.
Ondine (*regarde A, puis reviens vers Public.*) : OK !... Ondine (*regarde A, puis reviens vers Public.*) : OK. Rencontrons-nous, rencontrons-nous !
Aldébaran : Rencontrons-nous ! Aldébaran : Rencontrons-nous.
Ondine (*regarde A, puis reviens vers Public.*) : OK !... Mais à combien ? (*Il esquisse une danse. Ondine le suit vaguement.*)
Une autre Ondine (*arrive, regarde A, puis reviens vers Public.*) : OK !... Mais à combien ?
Aldébaran (*interloqué*) : Comment ça *à combien* ? Aldébaran (*interloqué*) : Comment ça *à combien* ?
Ondine (*regarde A*) : Ben oui, combien ? Tu crois que je fais ça à combien ? Ondine (*regarde A*) : Ben oui, combien ? Tu crois que je fais ça à combien ?
Aldébaran (*regarde le Public, écarte les bras*) : Combien ? Mais est-ce bien là la question ? Aldébaran (*regarde le Public, écarte les bras*) : Combien ? Mais qu'est-ce que c'est comme question ?
Ondine : Pour ce genre de relation, oui. Une autre Ondine : Pour ce genre de relation, c'est une bonne question, oui.
Aldébaran : Attendez, attendez... Pour quel genre de relation ? Aldébaran : Attendez, attendez... Pour quel genre de relation ?
Ondine : Ben enfin voyez-vous... Celle-ci (*Clin dœil, Ondine désigne successivement lui, A et le public*.) Ondine : Ben enfin voyez-vous... Celle-ci (*Clin dœil, Ondine désigne successivement lui, A et le public*.)
Aldébaran : Ah... (*Dépité*.) Je ne pensais pas aller aussi vite tout de suite, enfin, immédiatement ! (*Puis, très confus, amoureux et timide*) : C'est combien ? Une autre Ondine (*regarde le Public attentivement, l'air de compter des sous*) : Bon, moi ça me va. Allons, rencontrons-nous... Allons, rencontrons-nous !
Ondine (*regarde le Public attentivement, l'air de compter des sous*) : Bon, moi ça me va. Allons, rencontrons-nous... Allons, rencontrons-nous ! Aldébaran : Oui, bon... Faisons connaissance, toi et moi ?
Aldébaran : Oui, bon... Faisons connaissance ? Encore une autre Ondine : Vous ne seriez pas du genre radin, vous ?
Ondine : Vous ne seriez pas du genre radin, vous ?
Aldébaran : Non, je vous assure. Le moins possible. Aldébaran : Non, je vous assure. Le moins possible.
Ondine : Le moins possible ? Ondine : Le moins possible ?
Aldébaran : Plus nous sommes nombreux, mieux je me porte. Aldébaran : Plus nous sommes nombreux, mieux je me porte. Je vous assure !
Ondine : Plus vous êtes nombreux, mieux je me porte ? ... Vous ne seriez pas une espèce de pervers ? Ondine : Plus vous êtes nombreux, mieux je me porte ? ... Vous ne seriez pas une espèce de pervers ?
Aldébaran : Non, je vous assure. Le moins possible ! Aldébaran : Non, je vous l'ai dit, le moins possible !
Ondine : D'accord... Parlez-moi. Ondine : D'accord...
Une autre Ondine : Parlez-moi.
Ondine : Parlez-moi.
Une autre Ondine : Parlez-nous.
Aldébaran (*sollicitant le public*) : Oui, parlons-nous, parlons-nous ! Aldébaran (*sollicitant le public*) : Oui, parlons-nous, parlons-nous !
# Parlons-nous # Parlons-nous
Encore une autre Ondine : De quoi parlons-nous ? Oui, nous parlons de quoi ? (*regardant Aldébaran*) De vous ?
Aldébaran : Oui mais combien êtes-vous, alors ? Aldébaran : Oui mais combien êtes-vous, alors ?
Ondine : Ben combien qu'il est bête ! Ondine : Ben combien qu'il est bête !
Aldébaran : Non, je ne suis pas bête. Aldébaran : Non, je ne suis pas bête.
Ondine : Ah, vous êtes combien alors ? Ondine : Ah, vous êtes combien, vous, alors ?
Aldébaran : je suis seul.... Aldébaran : je suis seul...
Ondine : Ben vous êtes bête, c'est bien ce que je disais. Ondine : Ben vous êtes bête, c'est bien ce que je disais.
(*Silence.*) Une autre Ondine : C'est bien ce que je disais.
Aldébaran : Ça vous allait pourtant tout à l'heure... Vous avez dit oui je crois. Je vous proposais de parler ? (*Silence. Ondine esquisse des mouvements*)
Aldébaran : Ça vous allait pourtant tout à l'heure... Vous avez dit oui je crois. Je vous proposais de parler.
Ondine : Oui !
Aldébaran : Et maintenant voulez-vous toujours ?
Ondine : Oui !
Aldébaran (à Public) : Et maintenant voulez-vous toujours ?
Ondine : Oui, d'accord. Mais de parler de quoi ? Ondine : Oui, d'accord. Mais de parler de quoi ?
Aldébaran : Ben, de parler, voilà : allez-y ! (*Il désigne le Public*) Aldébaran : Ben, de parler, voilà : allez-y ! (*Il désigne alternativement Ondine et le Public*)
Ondine : Oui mais comment ? Ondine : Oui mais comment ?
Aldébaran : Comment ça comment ? Vous revoilà à compter les combien et à commenter les comment ! Et pourquoi pas les pourquoi ? Les pourqui comment et les là où je ne sais quoi ! Aldébaran : Comment ça comment ? Vous revoilà à compter les combien et à commenter les comment ! Et pourquoi pas les pourquoi ? Les pourqui comment et les là où je ne sais quoi !
(*Silence. Ondine regarde le Public.*) (*Silence. Ondine le regarde et se tourne interrogative vers le Public.*)
Aldébaran (*il répète scolairement*, *articulant*) : Pourquoi pas les pourquoi ? Les pourqui comment et les là où je ne sais quoi ! : Il faut que ce soit moi qui vous dise quoi dire ? Aldébaran (*il répète scolairement*, *articulant*) : Pourquoi pas les pourquoi ? Les pourqui comment et les là où je ne sais quoi ! : Il faut que ce soit moi qui vous dise quoi dire ?
(*Aucune réaction.*) Une Ondine : Oh la là ! Il se fâche !
Aldébaran : Il faut que ce soit moi qui vous dise quoi dire ? Et comment !... Et pourquoi ? Et pour qui et tout ça ? Aldébaran : Il faut que ce soit moi qui vous dise que nous nous parlons ?
(*Aucune réaction.*) Ondine : Ben gros bêta oui !
(*Aldébaran regarde alternativement le Public et A.*) Une autre Ondine : Ben oui, faut qu'on se parle, quoi !
(*Aldébaran fait des gestes de sémaphore. Il les répète tant que le public ne le suit pas. Il suggère. Quand le public imite A, Ondine imite le public et suit ostensiblement quelques personnes du Public.*) Encore une autre Ondine : Parce que là on se dit rien peut-être ? On ne se parle plus, on ne se comprend plus, on ne communique pas ?
Ondine : Nous brassons de l'air ?
(*Les Ondines font des gestes de sémaphore. Il les répète tant que le public ne le suit pas. Puis il suggère. L Quand le public imite A, Ondine imite le public et suit ostensiblement quelques personnes du Public.*)
Aldébaran (*tout en continuant ces gestes*) : Ah... Ah.... Oh.... Aldébaran (*tout en continuant ces gestes*) : Ah... Ah.... Oh....
@@ -124,9 +145,7 @@ Ondine et le Public : Aimons-nous ! Aimons-nous ! Aimons-nous !
Ondine et le Public : Aimons-nous ! Aimons-nous ! Aimons-nous ! Ondine et le Public : Aimons-nous ! Aimons-nous ! Aimons-nous !
Aldébaran (*qui peut être une autre actrice ou acteur*) : Je vous en prie, je vous en prie ! Nous ne nous connaissons à peine ! (*Après un temps.*)
Ondine et le Public : Aimons-nous ! Aimons-nous ! Aimons-nous !
Aldébaran : Et bien moi je ne vous aime pas ! Je ne vous aime pas ! Je ne vous aime pas ! Aldébaran : Et bien moi je ne vous aime pas ! Je ne vous aime pas ! Je ne vous aime pas !
@@ -134,13 +153,14 @@ Aldébaran : Et bien moi je ne vous aime pas ! Je ne vous aime pas ! Je ne vous
Aldébaran (*s'adressant au Public*) : Na ! (*Et il tire la langue.*) Aldébaran (*s'adressant au Public*) : Na ! (*Et il tire la langue.*)
Ondine (*qui peut être une autre actrice ou acteur*) : Allons, allons mon biquet : te voilà fâché... Aimons-nous, veux-tu ? Aimons-nous... (*s'adressant ensuite à une Ondine*) :
Aldébaran : et vous, je ne sais pas.
Ondine : Allons, allons mon biquet : te voilà fâché... Aimons-nous, veux-tu ? Aimons-nous...
(*Aldébaran reste froid.*) (*Aldébaran reste froid.*)
Ondine (*sollicitant le Public*) : Aimons-nous, aimons-nous, etc. (*Ondine scande sur tous les tons*)
Ondine et le Public : Aimons-nous !
Ondine : Oui, aimons-nous encore, aimons-nous toujours, aimons-nous tous les deux jusqu'à la fin des toujours ! Jusqu'à la fin des toujours, jusqu'à la fin des vécurent des jours heureux, jusqu'à la fin des... Ondine : Oui, aimons-nous encore, aimons-nous toujours, aimons-nous tous les deux jusqu'à la fin des toujours ! Jusqu'à la fin des toujours, jusqu'à la fin des vécurent des jours heureux, jusqu'à la fin des...
@@ -148,13 +168,15 @@ Aldébaran : il était une fois ?
Ondine (*interloqué*) : une fois de quoi ? Ondine (*interloqué*) : une fois de quoi ?
Aldébaran : Jusqu'à la fin des il était une fois ! Vous étiez bien partie pour ne rien dire alors, tant qu'à faire, autant clore à la définitive Il était une fucking bonne fois pour toute ! Aldébaran : Jusqu'à la fin des il était une fois ! Vous étiez bien partie pour ne rien dire alors, tant qu'à faire, autant clore à la définitive : Il était une fucking bonne fois pour toute !
Ondine (*choqué, se retourne vers le Public*) : ... Mais, enfin... (*Ondine sollicite le Public*) : mais enfin. Ondine (*choqué, se retourne vers le Public*) : ... Mais, enfin... (*Ondine sollicite le Public*) : mais enfin.
(*Ondine est vide mais tente de répéter*) : Mais enfin... (*Ondine est vide mais tente de répéter*) : Mais enfin...
Aldébaran : Ah ! ... Ah ! Ondine manque de mots, Ondine veut s'aimer mais Ondine manque de mots ! Ben oui, Ondine manque de mots. (Une autre Ondine) : oui, l'amour. Celui qui vient, celui qui va. Celui des Capulet et des Montaigu. Le fidèle et le vache, le..., la...
Aldébaran : Ah ! ... Ah ! Ondine manque de mots, Ondine veut aimer mais Ondine manque de mots ! Ben oui, Ondine manque de mots.
(*Ondine est désemparé. Mais Ondine sollicite le Public*) : Ben Ondine manque de mots, non ! Ondine ne manque pas de mots ! Des mots, il y en a plein partout ! Là, ici, de ce côté, là-bas, juste ici : des mots ! Des mots ! Partout des mots ! Des mots, des mots, des mots ! (*Ondine est désemparé. Mais Ondine sollicite le Public*) : Ben Ondine manque de mots, non ! Ondine ne manque pas de mots ! Des mots, il y en a plein partout ! Là, ici, de ce côté, là-bas, juste ici : des mots ! Des mots ! Partout des mots ! Des mots, des mots, des mots !
@@ -172,7 +194,7 @@ Aldébaran (*s'adressant à On*) : Hein ? Hein ?
(*Ondine, prenant le Public à partie avec des gestes*) : Non ! (*Ondine, prenant le Public à partie avec des gestes*) : Non !
Aldébaran : Aimons-nous, aimons-nous ! Aldébaran : Alors aimons-nous comme les étoiles dans la nuit. Elles se clignent de l'œil, elles s'allument, elles font de jolies formes que les hommes et les femmes aiment découvrir le soir. Alors, aimons-nous ! Comme la rosée recouvre tendrement au petit matin le bourgeon de la rose ou la tendre pelouse. Inventons les formes inédites de la vie comme s'amusent à le faire là-haut les soleils et les trous noirs.
(*Ondine, prenant le Public à partie avec des gestes*) : Oui ! (*Ondine, prenant le Public à partie avec des gestes*) : Oui !
@@ -184,19 +206,22 @@ Aldébaran : Ben oui !
(*Ondine, prenant le Public à partie avec des gestes*) : Non ! (*Ondine, prenant le Public à partie avec des gestes*) : Non !
Aldébaran : Ben Non ! Aldébaran : Avec des mots, il faut en plus faire des phrases.
(*Ondine, prenant le Public à partie avec des gestes*) : Non ! (*Et ainsi de suite jusqu'à ce que*)
Ondine : Aimons-nous ! J'adore déjà tout ce que tu vas me dire. Je jouis déjà de ces mots dans ma bouche, je suis complètement fou ou folle ou de n'importe quel sexe qu'aurait la personne dans ton cerveau ou peut-être bien dans ton ventre, je suis complètement là à dire ce que tu veux, là, dis-moi... (*Ondine, prenant le Public à partie avec des gestes*) : Oui ! Non ! Oui ! (*Et ainsi de suite jusqu'à ce que*)
Aldébaran : ...euh, oui ? Une autre Ondine : Aimons-nous ! J'adore déjà tout ce que tu vas me dire. Je jouis déjà de ces mots dans ma bouche.
Ondine (*avec le Public*) : EUH ! Oui ! EUH ! Oui ! Aldébaran : ...euh, oui ? Hé bien : souhaitez vous être heureux ? Pour toujours ? Le jurez vous ?
Ondine (*avec le Public*) : Oui ! Non !
Aldébaran : Même si des phrases sont difficiles à entendre ? Voulez vous partager, vivre ensemble tout cela ?
Aldébaran : Marions-les, marions-les ! Aldébaran : Marions-les, marions-les !
Ondine (*avec le Public*) : EUH ! Oui ! EUH ! Oui ! Ondine (*avec le Public*) : Oui ! EUH ! Oui !
Aldébaran : Hi, han ! Hi-han ! Aldébaran : Hi, han ! Hi-han !
@@ -208,91 +233,106 @@ Ondine (*avec le Public*) : Les bans, les bans !
# Nous sommes marié·es # Nous sommes marié·es
Ondine : Ah, que c'est bon ! *On mime des trucs de mariage sur scène. Puis.*
Aldébaran : Oh oui, c'est bon !
Ondine : Ah, que c'est bon ! Ondine : Ah, que c'est bon !
Aldébaran : Oh oui, c'est bon ! Aldébaran : Oh oui, c'est bon !
Ondine : Ah, nous sommes mariés Ondine (à Public) : Ah, que c'est bon !
Aldébaran : Oh oui, nous sommes mariés Aldébaran (à Ondine): Oh oui, c'est bon !
Ondine : À combien ? Ondine (à Public) : Ah, nous sommes mariés
Aldébaran : Oh oui, à combien ? Aldébaran (à une autre Ondine) : Oh oui, nous sommes mariés.
Ondine : Oui, à combien ? Ondine : Ah ?
Aldébaran : comment ça, à combien ? Aldébaran (à Public) : ah oui, *vous* êtes mariés...
Ondine : Ben le voilà qui recommence !
Aldébaran : Combien est-on au final ? Une Ondine : Vous, vous ous êtes le témoin.
Ondine : Au final ? Ben on y est pas encore ! Nous en étions à ce que nous étions mariés ! Aldébaran : Le témoin, le maire, le curé...
Aldébaran : Ah oui ! Ondine : Le témoin, le maire, le curé... La fête est finie si je comprend bien !
Ondine et le Public : Ah oui, Ah oui ! Une autre Ondine : Vous nous laissez tranquilles alors, hein ?
Aldébaran : Ah c'est bien ! Nous sommes mariés, nous sommes mariés ! ... Mais : à combien ? Encore une autre Ondine : Comme qui dirait qu'on aurait notre nuit de noces maintenant. ...
Ondine (*prenant le Public à témoin*) : Zut, le voilà déjà gâteux, il se répète... Mais enfin chérie·e, deux ! *Aldébaran s'efface dans le fond du décor.*
Aldébaran : Mais deux qui ? Toi et moi ? Moi et eux ou toi et eux ?
Ondine : euh.... Ondine (à Public) : Ah, nous sommes mariés... oui, bon.
Aldébaran : Eux ? (*Aldébaran désigne le Public*) Une autre Ondine : Et que se dit on, alors ?
Ondine : euh... Ondine : hé bien, tu ne sais pas ? Tu ne sais pas comment ça se passe une nuit de noces, une nuit d'amour au théâtre ?
Aldébaran : Ah. (*Les Ondines parlent alternativement.*)
Ondine : aah... -- Bien sûr !
(*Silence.*) -- Alors raconte !
Ondine : OK, ok, okay... Bavard tu es... ! Tu t'interroges sur le combien Ondine est en couple mais tu ne te questionnes pas sur comment Ondine est, justement, en couple ? Je te demanderais "quel est le nom du maire qui nous a marié" que tu répondrais sûrement mais je te demanderais... --. ..
Aldébaran : Oh, oui, je sais, c'est monsieur... -- Bravache !
Ondine : ah, tu vois ! -- Peut-être qu'ils savent, eux ?
Aldébaran : Je vois quoi ? --. ..
-- Bravaches !
-- Ignorants !
ETC.
Ondine : ah, tu vois ! Je le savais ! Ma maman m'avait bien dit !
(*Les Ondines laisse le public interagir mais prennent peu à peu la conversation à leur compte*.)
Ondine : hé bien tu n'en sais rien ! Ondine : hé bien tu n'en sais rien !
Aldébaran : Comment ça je n'en sais rien ? Tu es gonflé ! Une autre : Comment ça je n'en sais rien ? Tu es gonflé !
Ondine : ah, je suis gonflé, ah je suis gonflé, mais c'est toi qui me gonfle ! Ondine: ah, je suis gonflée, ah je suis gonflée, mais c'est toi qui me gonfle !
Aldébaran : Bien sûr que je te gonfle, je suis justement là pour ça ! Une autre : Mais bien sûr, mais bien sûr que je te gonfle, je suis justement là pour ça !
Ondine : Mais pas du tout ! Nous sommes mariés je te le rappelle ! Nous ne sommes en aucun cas censés nous gonfler, ni d'ici ni de par là ! Mais enfin à la fin, vas-tu te décider ? Ondine : Mais pas du tout ! Nous sommes mariés je te le rappelle ! Nous ne sommes en aucun cas censés nous gonfler, ni d'ici ni de par là ! Mais enfin à la fin, vas-tu te décider ?
Aldébaran : Me décider à quoi ? Autre Ondine : Me décider à quoi ?
Ondine : Hé bien : veux-tu vivre avec moi ? À tout jamais ? Ondine : Hé bien, à dire quelque chose !
Aldébaran : Mais, nous venons à peine de nous rencontrer ! Une autre Ondine : Ah mais ! Es-tu jamais capable de me faire autre chose qu'une scène ?
Ondine : Ah mais ! Es-tu jamais capable de me faire autre chose qu'une scène ? Ondine : Mais, je ne te fais pas une scène ! C'est toi qui répète tout ce que je dis !
Aldébaran : Mais, je ne te fais pas une scène ! Autre Ondine : Mais pas du tout, c'est toi qui répète. Moi, je dis ce qui est écrit.
Ondine : Alors, aime-moi... Ne sommes-nous pas mariés après tout ? Ondine : écrit quoi, écrit où ?
Aldébaran : Mais eux ? Autre Ondine : écrit dans les écritures pardi !
Ondine : Alors, si c'est écrit, aime-moi... Dis moi des choses tendres. Dis moi des choses sur mes yeux. Tu les aimes mes yeux ?
Une autre Ondine : Tu les aimes mes jambes ?
Ondine (à Public) : Tu les aime mes cheveux ? Ne sommes-nous pas mariés après tout ?
Autre Ondine : Mais lui ?
Ondine : ah, ben, il fallait y penser avant. Ondine : ah, ben, il fallait y penser avant.
(*Silence.*) (*Silence.*)
Aldébaran : c'est à dire que... Je ne leur ai pas demandé leur avis.... Aldébaran (*s'avançant*) : c'est à dire que... Je ne leur ai pas demandé leur avis....
Ondine (*s'adressant au Public*) : Non ? (*-- NON !*) Ondine (*s'adressant au Public*) : Non ? (*-- NON !*)
@@ -302,7 +342,7 @@ Ondine (*s'adressant au Public*) : Non ? (*-- NON !*)
Ondine (*s'adressant à A*) : ils ne sont pas d'accord. Ondine (*s'adressant à A*) : ils ne sont pas d'accord.
Aldébaran : Zut ! Aldébaran : Zut ! Je m'en doutais un peu...
Ondine : En même temps, faut les comprendre. Ondine : En même temps, faut les comprendre.
@@ -326,7 +366,7 @@ Aldébaran : Ne suis-je pas le pont entre toi et eux ?
Ondine (*regardant le Public*) : oui... (*Encourageant le Public*) : Oui ! Ondine (*regardant le Public*) : oui... (*Encourageant le Public*) : Oui !
Aldébaran : Un pont n'est-il pas une façOndine de relier une rive l'autre et l'autre rive l'une ? Aldébaran : Un pont n'est-il pas une façon de relier une rive l'autre et l'autre rive l'une ?
Ondine (*regardant le Public*) : oui... (*Encourageant le Public*) : Oui ! Ondine (*regardant le Public*) : oui... (*Encourageant le Public*) : Oui !
@@ -342,13 +382,11 @@ Ondine et le Public (*vers A*) : Yes ! Yes !
(*Brouhaha*. *Aldébaran se dirige vers le fonds de la scène.*) (*Brouhaha*. *Aldébaran se dirige vers le fonds de la scène.*)
# Quittons-nous # Quittons-nous
Ondine (et tous ceux qui ont joué un rôle) : Quittons-nous désormais. Ondine (et tous ceux qui ont joué un rôle) : Quittons-nous désormais.
Aldébaran (*ne comprenant pas*). Aldébaran (*ne comprenant pas*).
Ondine : Quittons-nous désormais ! Ondine : Quittons-nous désormais !

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La typo du titre et des menus est de l'Infini, heureuse initiative [http://www.cnap.graphismeenfrance.fr/infini/](http://www.cnap.graphismeenfrance.fr/infini/). La titraille est en Ubuntu et le texte en FreeSerif. La typo du titre et des menus est de l'Infini, heureuse initiative [http://www.cnap.graphismeenfrance.fr/infini/](http://www.cnap.graphismeenfrance.fr/infini/). La titraille est en Ubuntu et le texte en FreeSerif.
Merci à Mistral Oz pour son aide bienveillante :) [https://www.lewebenplus.net/](https://www.lewebenplus.net/) Merci à Mistral Oz pour son aide bienveillante ;) [https://www.lewebenplus.net/](https://www.lewebenplus.net/) ainsi qu'à Vincent (in)Génieux et Florent Le Saout :) [https://www.astrolabe.coop/](https://www.astrolabe.coop/).
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